Sujet :

 

Les Chemises bleues

 

Conférencier :

 

Monsieur Hugues Théorêt, historien et chargé de cours à l'Université d'Ottawa et à l'Université du Québec en Outaouais (UQO)

 

Date :

 

Le jeudi 13 mai 2021

 

Heure :

 

19 h 30

 

Lieu :

 

Conférence virtuelle par Zoom pour les membres

 



La campagne antisémite d’Adrien Arcand s’est déroulée en deux temps, soit de 1929 à 1940, puis de 1945 à 1967. Cette campagne commence en 1929 au moment où le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau introduit à l’Assemblée législative à Québec le projet de loi 208 qui accorde des écoles confessionnelles aux Juifs à Montréal. Cette polémique prend de l’ampleur alors que Juifs et Canadiens français se font la lutte sur le plan commercial dans le contexte de la crise économique qui fait rage à Montréal.

Le mouvement d’Adrien Arcand se radicalise en 1934 lorsqu’il s’inspire de l’avènement au pouvoir d’Adolf Hitler en Allemagne pour jeter les bases du Parti national social-chrétien (PNSC). Ses membres, appelés les Chemises bleues, portent l’uniforme militaire et arborent la croix gammée. Loin d’obtenir la faveur d’un large public, le parti d’Arcand se limite à tenir des rassemblements, à organiser des rallyes et, surtout, à publier des journaux anticommunistes et antisémites. Arcand voit des complots juifs partout. Catholique, Arcand exploite le discours antijuif de l’Église catholique d’avant Vatican II qui accuse le Juif d’être perfide et d’avoir assassiné le Christ. Son discours trouve écho chez des adeptes qui, comme lui, cherchent un bouc émissaire à tout le mal qui ronge la société.

En parallèle, Adrien Arcand participe activement à la diffusion des Protocoles des Sages de Sion, les évangiles de l’antisémitisme au XXe siècle, au Canada, aux États-Unis et ailleurs dans le monde. En 1937, il publie aussi La Clé du Mystère, une brochure hautement antisémite qui vise à prouver l’authenticité des Protocoles des Sages de Sion.

Arrêté en 1940, puis emprisonné durant toute la Deuxième Guerre mondiale, Adrien Arcand recouvre la liberté en 1945. Il continue à correspondre avec les têtes de pont de l’antisémitisme dans le monde. Dans les années 1950 et 1960, il profite du contexte de la vague anticommuniste issue de la guerre froide pour poursuivre sa campagne de propagande contre les communistes et les Juifs jusqu’à sa mort en 1967. 

 

 

 

 

Sujet : Les seigneurs autochtones de Kahnawake et d’Odanak durant le Régime britannique (1760-1854)

Conférencière : Isabelle Bouchard, professeure, Université du Québec à Trois-Rivières

Date : Le mercredi 13 janvier 2021

Heure : 19 h 30

Lieu : Conférence virtuelle par Zoom pour les membres

 

Instauré dans la vallée laurentienne au début du XVIe siècle, le régime seigneurial persiste jusqu’à son abolition en 1854. Dans ce mode de propriété foncière, la terre est possédée par des seigneurs. Ces derniers peuvent être des individus, ainsi que des institutions, comme des communautés religieuses. 

En dépit de la diversité caractérisant le groupe des seigneurs, le fait que des communautés autochtones, plus particulièrement les Iroquois (Mohawks) de Kahnawake et les Abénakis d’Odanak, aient agi comme seigneurs après la Conquête militaire du Canada (1760) demeure largement méconnu.

Cette conférence présentera le statut particulier des terres des Premières Nations intégrées dans l’espace seigneurial, les prérogatives que les chefs exercent à titre de seigneurs ainsi que l’intervention de l’État dans la gestion de ces terres jusqu’à la création des réserves au milieu du XIXe siècle.

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