Tout comme monsieur Jacques Louis-Seize, une de nos membres, madame Agathe Tremblay, peut porter fièrement le titre de GFA. Mais qu’en est-il de ce titre? 

GFA signifie « généalogiste de filiation agréé », une attestation obtenue du Bureau québécois d’attestation de compétence en généalogie, le BQACG.

 

La création du Bureau québécois d’attestation de compétence en généalogie est une des façons qu’a trouvées la Fédération québécoise des sociétés de généalogie, un organisme de regroupement et de représentation dont les buts sont la promotion et l’épanouissement de la généalogie, d’atteindre ses visées. Le BQACG fait la promotion d’une généalogie de qualité, qui s’appuie sur des recherches sérieuses. Elle accorde une grande importance aux sources utilisées dans le domaine et aux habiletés scientifiques des généalogistes. Trois (3) types d’attestations de compétences en généalogie peuvent être décernées :

  • Généalogistes de filiation agréés (GFA)
  • Généalogistes recherchistes agréés (GRA)
  • Maîtres généalogistes agréés (MGA)

À la réception de l’attestation, la généalogiste ou le généalogiste peut ajouter à son nom les initiales de l’attestation. 

 

Pour obtenir une attestation

Les candidates et les candidats à ces attestations doivent répondre à certaines caractéristiques pour les obtenir : être membre en règle d’une société de généalogie affiliée à la Fédération, s’engager à respecter le Code d’éthique de la Fédération, déposer un dossier administratif à la Fédération, réussir un examen, faire parvenir un portfolio dans les deux semaines suivant le résultat de l’examen et compléter, corriger ou modifier le portfolio ainsi que rencontrer les juges si nécessaire. 

1. La généalogiste de filiation agréée ou le généalogiste de filiation agréé (GFA)

Pour détenir cette attestation, une personne doit fournir un portfolio et subir un examen, deux documents qui démontreront qu’elle a développé les compétences requises : 

    1. Traiter les données d’une filiation.
    2. Retrouver les actes ou, à défaut, les contrats de mariage.
    3. Identifier et exploiter les outils de recherche.
    4. Écrire correctement dans la langue utilisée, le français ou l’anglais. 

2. La généalogiste recherchiste agréée ou le généalogiste recherchiste agréé (GRA)

Pour détenir cette attestation, une personne doit posséder au préalable le titre de généalogiste de filiation agrée. Dans le cas contraire, il est possible de passer l’examen de GFA et de regrouper dans un même dossier les éléments exigés pour le titre GFA et ceux visés par la présente attestation. 

Cette attestation attestera que la personne a développé sept compétences : 

    1. Établir le plan de travail d’un projet de recherche.
    2. Écrire un texte à caractère généalogique aux fins de publication.
    3. Organiser ses archives numériques ou papiers selon un plan de classement.
    4. Organiser l’information des baptêmes, mariages et sépultures ainsi que des informations complémentaires sous forme imprimée ou informatisée.
    5. Identifier et exploiter les outils de recherche autres que ceux précisés parmi les compétences demandées au généalogiste de filiation agréé.
    6. Repérer les informations dans les documents manuscrits.
    7. Résoudre des problèmes complexes.

3. La maître généalogiste agréée ou le maître généalogiste agréé (MGA)

Pour détenir cette attestation, une personne doit posséder au préalable les titres de généalogiste de filiation agréé et de généalogiste recherchiste agréé. Dans le cas contraire, il est possible de passer les examens de GFA et de GRA et de regrouper dans un même dossier les éléments exigés pour ces titres et ceux visés par la présente attestation. 

Cette attestation attestera que la personne a développé quatre compétences : 

    1. Donner de la formation ou développer des activités de formation.
    2. Rédiger ou prononcer des conférences sur des sujets se rapportant à la généalogie.
    3. Écrire, publier et diffuser, seul ou en collaboration, des ouvrages généalogiques et des instruments de recherche à l’exception d’ouvrages qui ne nécessitent que de la compilation.
    4. Transcrire mot à mot des documents manuscrits écrits en français ancien. 

À la réception de l’attestation, la généalogiste ou le généalogiste peut ajouter à son nom les initiales de l’attestation. 

 

Jocelyne Cauchon

Rédactrice en chef